Instructions pour l'exercice de simulation

1. Instructions techniques

Jeudi matin à 8h30 : installation dans les salles ; configuration des ordinateurs ; analyse commune du scénario ; organisation interne des groupes pour les deux jours ; discussions et délibérations pour le position paper puis, après lecture des papiers des autres, pour la première décision, qui est l'une des plus importantes.

Rappel : efforcez-vous de respecter le calme des salles dans lesquelles vous travaillez.

Informatique :

a) pour utiliser votre courrier, rendez-vous sur le site http://mail.enki-tech.com

Entrez votre nom et votre mot de passe, puis cliquez sur "login"

Votre nom : 

Votre mot de passe confidentiel : 

b) pour suivre l'actualité et lire le journal, rendez-vous sur les sites de presse :

New York Times : http://newyorktimes.enki-tech.com/

Washington Post : http://washingtonpost.enki-tech.com/

NB – ces sites ne fonctionnent pas (bien) avec Netscape, mais seulement avec Internet Explorer.

NB – il est indispensable de suivre avec attention l'actualité telle qu'elle est présentée par les deux journaux. Toute modification du scénario sera connue par voie de presse uniquement.

Jeudi matin avant 11h : Publication des position papers. Votre position paper doit faire moins d'une page, et présenter, en langage diplomatique et concis, la position publique de votre acteur sur la situation présentée par le scénario. A 11h ou avant, vous devez envoyer ce papier directement à tous les autres groupes (écrire simplement à cette adresse "simulation@enki-tech.com" qui est une liste de diffusion pour toutes les autres adresses ; inutile de recopier les douze adresses…). Pas de pièce jointe : le position paper doit figurer directement dans le corps du message envoyé. Titre de ce message  : "Expéditeur – position paper".

A partir de 12h, pour l'envoi des messages : un seul message est envoyé à chaque tour (sauf pour la présidence et les alliés), et correspond à l'annonce de l'action choisie, accompagnée si nécessaire d'une brève explication.

Attention - le titre du message doit avoir impérativement la forme suivante :

 

"Expéditeur, numéro du tour, résumé de l'action"

Par exemple

"Secrétaire au Trésor, Tour 4, convocation du FMI"

ou encore

"Chambre des Représentants, Tour 1, décision d'impeachment du président"

Vous pouvez faire une demande de clarification à SIMCON ? En ce cas, le titre de votre message doit impérativement avoir la forme suivante  :

"Expéditeur, demande de clarification à SIMCON, degré d'urgence"

A qui envoyer les 9 messages successifs ? Chaque acteur a une liste de diffusion spécifique et obligatoire, présentée ci-dessous.

étape 1

- NSC : SIMCON, Président, Département d'Etat, Pentagone (écrire à la liste de diffusion principals@enki-tech.com)

- Département d'Etat : SIMCON, Président, NSC, Pentagone (écrire à la liste de diffusion principals@enki-tech.com)

- Pentagone : SIMCON, Président, Département d'Etat, NSC (écrire à la liste de diffusion principals@enki-tech.com)

- Sénat : SIMCON et tous les participants (écrire à la liste de diffusion simulation@enki-tech.com)

- Chambre des Représentants : SIMCON et tous les participants (écrire à la liste de diffusion simulation@enki-tech.com)

étape 2

- Présidence : SIMCON et tous les participants(écrire à la liste de diffusion simulation@enki-tech.com) (sauf pour les actions secrètes : écrire aux acteurs spécifiques)

- Congrès : SIMCON et tous les participants (écrire à la liste de diffusion simulation@enki-tech.com)

- Turquie : SIMCON et tous les participants(écrire à la liste de diffusion simulation@enki-tech.com) (sauf pour les actions secrètes : écrire à la liste de diffusion principals@enki-tech.com)

- Arabie saoudite : SIMCON et tous les participants(écrire à la liste de diffusion simulation@enki-tech.com) (sauf pour les actions secrètes : écrire à la liste de diffusion principals@enki-tech.com)

- Europe : SIMCON et tous les participants(écrire à la liste de diffusion simulation@enki-tech.com) (sauf pour les actions secrètes : écrire à la liste de diffusion principals@enki-tech.com)

Rappel : il ne peut y avoir aucune communication orale entre les groupes, hormis :

* entre les acteurs des deux chambres, au moment des 45 mn de la phase de négociations (= entre les deux étapes de chaque tour, pas le reste du temps)

* entre les journalistes et tous les autres acteurs, sur demande de l'une ou l'autre des parties, après accord mutuel et notification obligatoire à SIMCON.

Conseils d'ami pour les messages :

- Soignez la rédaction de vos messages et votre argumentation. Utilisez le style qui convient : concis, opérationnel et argumentatif pour les "mémos" envoyés au président ; prudent, sobre et politique pour les messages diplomatiques adressés aux autres nations.

- Utilisez la presse pour faire passer les informations que vous souhaitez à certains acteurs spécifiques.

- Chaque erreur dans l'adressage ou dans la forme du titre entraîne une pénalité de 5 PP (pour communication extérieure bâclée).

2. Rappel des tours

Un tour toutes les deux heures, un tour vaut quatre jours. L'exercice se déroule en 9 tours, représentant donc un peu plus d'un mois.

Attention :Chaque tour se déroule en deux étapes.

1) première étape : seuls jouent les deux chambres, le NSC, le Secrétaire d'Etat et le Pentagone.

L'annonce de sa position par chacune des chambres ouvre la phase de négociation (45 mn).

2) deuxième étape : seuls jouent le président, les trois alliés étrangers, et le Congrès qui annonce le résultat des négociations.

NB : pour tous les acteurs, un retard de 15 mn entraîne une pénalité de 10 PP.

1er tour jeudi 12h (étape 1)/ 12h45 (étape 2) = correspond, dans le scénario, au lundi 4 mars

2e tour jeudi 14h45 (étape 1)/ 15h30 (étape 2) = vendredi 8 mars

3e tour jeudi 16h45/ 17h30 =mardi 12 mars

4e tour jeudi 18h45/ 19h30 = samedi 16 mars

5e tour vendredi 10h15/ 11h = mercredi 20 mars

6e tour vendredi 12h15/ 13h = dimanche 24 mars

7e tour vendredi 14h15/ 15h = jeudi 28 mars

8e tour vendredi 16h15/ 17h = lundi 1er avril

9e tour vendredi 18h15/ 19h = vendredi 5 avril

Rappel : Il n'y a pas de "fin" à l'exercice ; pas de résolution de la crise… l'histoire continue.

Avec l'ouverture des archives, tous les messages et tous les tableaux d'action seront mis sur le site.

3. Scénario

NB : ce scénario n'est imaginaire qu'entre le 17 janvier 2002 et le 4 mars 2002. 

Nous sommes le lundi 4 mars 2002. Au cours du week-end écoulé, les agences de presse ont révélé qu'Ihsan Adnan-Ismaïl Saeed al-Haideri Hossein Uday, grand biologiste irakien, venait de trouver refuge à Amman en Jordanie, et de faire des révélations préoccupantes. Selon le savant, les équipes de Saddam Hussein auraient découvert une bactérie nouvelle et très létale, qu'ils seraient sur le point de militariser. Cette bactérie, le bacille du Ricorax, a comme caractéristique de demeurer en suspension dans la zone où elle a été pulvérisée, interdisant son accès à tout secours non protégé. La militarisation de cette arme terrifiante, prévue pour la fin avril au mieux, passe par l'emploi de missiles à courte portée (150 à 200 km) ou par une pulvérisation au moyen d'aérosols par des terroristes qui posséderaient cette arme.

Les allégations du savant attendent confirmation le mercredi 6 mars par le NIC (National Intelligence Coucil) qui doit dire si elles sont crédibles ou non.

Dans le contexte de la guerre contre le terrorisme, qui depuis la fin de l'intervention en Afghanistan tend à s'essouffler, beaucoup poussent le président américain à en finir avec Saddam Hussein par une opération militaire ; et l'opinion publique y semble, d'après les sondages express réalisés pour le compte de la Maison blanche, très favorable. D'autres, faisant part de leurs soupçons à l'égard des révélations du grand savant, évoquent la possibilité d'un retour des inspecteurs de l'ONU, mais la Russie demande un prix élevé pour une résolution au Conseil de Sécurité dans ce sens, et le président a besoin de l'appui de Moscou dans d'autres dossiers. L'Europe et l'Arabie saoudite, pour des raisons différentes, semblent peu enclines à soutenir une aventure militaire.

Côté intérieur, les militaires américains, très méfiants, et préférant semble-t-il une solution diplomatique, demandent de gros moyens, particulièrement coûteux (notamment en protection NBC) dans l'éventualité d'une intervention militaire. Quant au Congrès, il ne paraît pas disposé à considérer que la résolution commune n°23 passée le 14 septembre 2001 soit encore valable dans ce cas précis ; mais tandis que les démocrates préfèreraient une solution diplomatique, et dans l'éventualité d'une opération militaire une solution aussi multilatérale que possible, les républicains poussent le président à agir seul… mais non sans le soutien du Congrès.

Ce soutien paraît d'autant plus mesuré que la cote d'opinions favorables du président est tombée aux alentours de 55% au cours des dernières semaines, en raison d'une conjoncture économique dégradée et d'une situation budgétaire critique – suite aux réductions d'impôts octroyées en 2001. Pour ne rien arranger, les prix du pétrole, qui avaient considérablement baissé après la secousse du 11 septembre, sont repartis à la hausse, l'Arabie saoudite ayant gagné son bras de fer avec l'OPEP contre la Russie. Enfin, l'enquête sur les attentats à l'anthrax semble sur le point d'aboutir – et c'est le laxisme des contrôles au sein du gouvernement fédéral qui semble le principal suspect.

4. Objectifs politiques et tableau des actions

[ici, tableau de chaque acteur]

NB – en cas de problème concernant les règles de l'exercice, s'adresser à SIMCON (simcon@enki-tech.com). En cas de problème matériel urgent (concernant les salles ou l'informatique par exemple), téléphoner à Justin Vaisse au 06 84 84 11 41.

5. Comptage des points

- Vous possédez, au premier tour, un capital de points politiques (PP) de 50 PP. Votre objectif est de conserver et de maximiser ce capital et surtout de ne jamais tomber en-dessous de zéro.

- Attention  : immédiatement après chaque fin de tour, vous devez envoyer à SIMCON un décompte de vos points politiques. Ce décompte sera complété par SIMCON et vous sera renvoyé.

- Les points politiques (PP) sont calculés à partir des tableaux donnés à chaque joueur : chaque action, par l'acteur ou par un autre acteur qui agit contre les intérêts de celui-ci, coûte et rapporte ; une part d'aléatoire est introduite pour éviter les stratégies basées exclusivement sur les règles (tirage de dés).

- attribution à tous les acteurs par SIMCON, à chaque tour, d'un bonus ou d'un malus de cohérence de la position et de qualité des communiqués (présentation, concision, argumentation, capacité de proposition, bonne utilisation des règles) (va de –5 à +5) ; la notation finale de l'exercice de simulation sera davantage fonction de cette notation que du résultat final. Par ailleurs, pénalité de 10 puis 5 points (à partir du cinquième tour) à tous les acteurs en cas de forte déviation par rapport à la ligne fixée par le position paper.

- SIMCON évalue l'état de l'opinion publique intérieure à chaque tour et attribue un bonus ou un malus au capital du président et du Congrès en fonction de cette variable (ainsi, par exemple, si le président perd beaucoup de PP auprès du Congrès, il peut en rattraper auprès de l'opinion publique s'il fait preuve de détermination et de constance). L'état de l'opinion publique dépend en partie de ce qui se passe au Congrès, des éditoriaux et articles dans la presse, et des déclarations des pays alliés.

- La presse : elle est lue par SIMCON pour évaluer la popularité et le capital politique de certains acteurs ; en contrepartie, elle est évaluée par l'ensemble de acteurs à trois reprises pendant l'exercice (après les tours 3, 6 et 8) : ceux-ci votent pour le journal qu'ils préfèrent lire, celui qui leur est le plus utile pour suivre l'actualité.

6. Liste des participants et adresses électroniques


 

Fonctions

Emplacement

Adresse

Etudiants

1. SIMCON
Centre américain
simcon@enki-tech.com
- Isabelle Venturini

- Sébastien Brun

- Holly Fistler

2. Président 
Salle 409

(P409 A, B, C, D)

présidentUS@enki-tech.com
- Anne-Laure Giraudeaux

- Alexandre Escorcia

- Guillaume Breugnot

- Anne-Sophie Sancerre

- Brice Bohuon

- Charles-Philippe Letellier

3. Allié turc 
Open space du CERI
turquie@enki-tech.com
- Nicole Doerr

- Andrea Rojas Palma

4. Allié saoudien 
Salle 1

arabiesaoudite@enki-tech.com
- Christopher Montel

- Isabell Hoffmann

5. Allié européen 
Salle 409

(P 409 L et H)

europe@enki-tech.com
- Patrick Riverin

- Bertrand Martin

6. Sénat
Salle 1
sénatUS@enki-tech.com
- Régis Cario

- Julia Nietsch

- Vanina Vincensini

- Sonia Belhassen-Garcia

- Marie Guilhamon

7. Chambre des R
Salle 1
chambreUS@enki-tech.com
- Jérémie Falzone

- Marieke Polfliet

- Sebastiano D'Ayala Valva

- Florian Gliksohn

- Albert Aixala

8. NSC
Salle info rue de la chaise (ecr 0052, 0053 et 0054)
nsc@enki-tech.com
- Olivier Bill

- Matthieu Mayeur

- Damien Brochu

- Grégoire Weil

9. Secrétaire d'Etat
Salle Delimal 

(ecr 0103, ecr 0104 et ecr 0105)

state@enki-tech.com
- Albert Brunn Birnbaum

- Rola Saba

- Immanuel Steinhilper

- Mario Gonzalez Pliego

10. Pentagone
Centre américain et centre européen
pentagon@enki-tech.com
- Marie-Ann Betschinger

- Marie Papart

- Béatrice Passera

- Clément Fourny

11. New York Times 
Salle 1
newyorktimes@enki-tech.com

+ site web

http://newyorktimes.enki-tech.com/

- David Winiger

- Ignacio Diaz

- Domitille Rousseau-Arrivet

12. Washington Post
Open space du CERI
washingtonpost@enki-tech.com

+ site web

http://washingtonpost.enki-tech.com/

- Nicholas Manuel

- Erik Sonntag

- Yoro Dia

Tableaux d'actions

1/ Président des Etats-Unis

Son objectif est le leadership ; il doit maximiser son capital politique (ses PP) constitué de popularité intérieure, extérieure, et d'influence vis-à-vis du Congrès, et surtout en jamais tomber en-dessous de zéro. Il doit s'assurer de la coopération de toutes les branches du "government" et ne peut durablement se brouiller avec aucune (il a d'autres objectifs que la guerre contre le terrorisme). Il est le seul acteur à pouvoir prendre plusieurs décisions à la fois (quatre au maximum + messages à volonté).

Le président joue sur trois échiquiers en même temps, avec chacun des règles un peu différentes.

* l'échiquier international : il s'agit surtout de négocier donnant – donnant.

* l'échiquier politique intérieur (Congrès) : il s'agit d'utiliser au mieux les règles juridiques

* l'échiquier des conseillers : il s'agit de faire le meilleur usage des recommandations fournies par les "principals", qu'elles soient intéressées ou non.

Heureusement, le capital politique du président est synthétique (= les PP sont valables sur les trois échiquiers), ce qui permet des transferts entre échiquiers. Mais trouver la combinaison optimale de transferts est une autre affaire...

Quelques explications sur les rapports avec les alliés : 

Les pays européens, alliés des Etats-Unis, cherchent :

* à favoriser une solution diplomatique (retour des inspecteurs)

* à favoriser une solution sous l'égide des Nations unies

* A refuser tout type d'implication de l'OTAN

* en cas d'intervention militaire, à favoriser une intervention "raisonnable"

* en cas d'intervention militaire, à maximiser leur influence dans les décisions et donc à contribuer le plus possible militairement, le moins possible financièrement.

L'Arabie saoudite, allié indispensable de Washington dans la région, cherche :

* à maintenir le statu quo (un Saddam endigué) : ni retour des inspecteurs, ni intervention militaire

* à minimiser son rôle et celui de ses bases militaires dans toute intervention militaire éventuelle

* à minimiser l'importance de l'opposition shiite dans une intervention militaire éventuelle

* à obtenir des batteries de défense antimissiles de théâtre (TMD) pour ses villes de la côte Est

* à obtenir des équipements de protection NBC sophistiqués de Washington

* à ne pas payer la facture de la guerre une fois de plus

La Turquie, autre allié indispensable de Washington dans la région, cherche :

* à favoriser une intervention militaire contre l'Irak

* à impliquer l'OTAN dans son ensemble pour y gagner de l'influence

* à minimiser l'importance de l'opposition kurde dans une intervention militaire éventuelle.

* à obtenir des équipements de protection NBC sophistiqués de Washington

* à obtenir des batteries de défense antimissiles de théâtre (TMD)

* à obtenir un prêt du FMI pour soutenir son budgetdéfaillant

Quelques explications sur les rapports avec le Congrès : 

* Deux assemblées, l'une dominée par les républicains (la Chambre de représentants), l'autre par les démocrates (le Sénat).

* Le Congrès joue en deux étapes, d'abord chaque assemblée prend une décision (typiquement, une résolution), puis elle négocient pendant 30 mn et essaient de parvenir à une décision commune – dont les conséquences sont bien sûr infiniment plus lourdes pour l'administration.

* Rappel de cours : les différents pouvoirs du Congrès dans le cas présent.

a) les résolutions : destinées à faire connaître l'opinion du Congrès ou d'une des deux chambres.

* résolutions simples : votées par une seule des deux chambres.

* résolutions concomitantes ("concurrent resolutions"), votées au même moment dans les deux chambres

* résolutions communes ("joint resolutions"), adoptées par les deux chambres et signées par le président. Donc le président ne peut apposer son veto qu'à ce dernier type de résolution.

b) les pouvoirs d'enquête

c) les pouvoirs du porte-monnaie

d) le pouvoir tribunicien (médias)

Quelques explications sur les rapports avec les conseillers : 

Le conseiller à la sécurité nationale doit articuler "l'intérieur" (les rapports avec le Congrès) et "l'extérieur" et maximiser le capital global du président. Ses objectifs sont identiques à ceux du président ; contrairement aux deux autres conseillers, il a accès à l'intégralité du tableau d'actions du président. Mais il doit en outre veiller à deux choses :

* maximiser son influence

* protéger le président de la politique étrangère, éviter que son crédit ne diminue, qu'il ne soit éclaboussé par les affaires étrangères.

NB : les recommandations du conseiller à la sécurité nationale sont les plus désintéressées, les plus complètes et les mieux informées, donc les plus précieuses pour le président. Mais ne pas les suivre ne coûte rien à celui-ci ; le conseiller de sécurité, contrairement aux deux autres conseillers, "n'a pas de dents".

NB : 

Le Pentagone, qui représente tout à la fois l'armée et le Secrétaire à la Défense, doit défendre les intérêts du président et de l'Amérique, mais aussi ceux de l'institution militaire. Il préfère éviter le recours à la force ; mais si cela est nécessaire, il cherche à la fois à maximiser les moyens dont l'armée dispose (implantations, matériel, armements possibles, etc.) et à minimiser le degré de contrôle politique par les civils (le président) et les alliés. Il cherche aussi à s'assurer du soutien de la nation, et donc du Congrès, en cas d'opération extérieure.

Cela va sans dire, il cherche également à maximiser son influence sur le président.

NB : les recommandations du Pentagone sont les plus intéressées, car elles expriment les intérêts des forces armées américaines. Elles sont aussi les plus puissantes : le Pentagone dispose à chaque tour de 12 PP qu'il donne au président lorsque celui-ci suit ses recommandations, et les lui retire en cas inverse.

Concrètement, à chaque tour, il indique au président quelles actions il souhaite lui voir prendre et quelles actions il souhaite ne pas lui voir prendre, en attribuant à chaque action des points positifs ou négatifs.

Le Secrétaire d'Etat doit défendre les intérêts du président et de l'Amérique, mais aussi ceux de la diplomatie américaine en général, qui ne se limitent pas à la question irakienne. Il préfère éviter le recours à la force, et s'appuyer sur les alliés – il est viscéralement multilatéral. Il cherche par ailleurs à maximiserle degré de contrôle politique par les civils (le président) et les alliés.

Cela va sans dire, il cherche également à maximiser son influence sur le président.

NB : les recommandations du Secrétaire d'Etat sont intéressées, car elles expriment les intérêts de la siplomatie américaine en général. Elles sont moins puissantes que celles du Pentagone : le Département d'Etat dispose à chaque tour de 8 PP qu'il donne au président lorsque celui-ci suit ses recommandations, et les lui retire en cas inverse.

Concrètement, à chaque tour, il indique au président quelles actions il souhaite lui voir prendre et quelles actions il souhaite ne pas lui voir prendre, en attribuant à chaque action des points positifs ou négatifs.

NB : sous réserve du respect des conditions énumérées dans la colonne centrale, n'importe quelle action peut être décidée à n'importe quel moment de la simulation (mais pas à n'importe quel coût…).

NB2 : vos actions possibles figurent colonne de gauche, en caractères gras normaux. Les actions des autres équipes qui ont une incidence sur vous et vos "actions par omissions", constatées après coup (par exemple attaquer L'Irak sans mandat de l'ONU) figurent en gras + italiques.


 
Actions
Conditions
Résultat des actions en PP

1 - ACTIONS DU PRESIDENT DANS LE MONDE 

a) pour régler le problème irakien
1. Message diplomatique adressé aux alliés – contenu libre

(permet de négocier)

Aucune
+2 PP

Au tour suivant, en cas de réponse positive à la déclaration ou à la demande contenues dans le message, on rajoute +4PP

Réponse négative : -4PP.

Neutre : 0PP.

2. Envoi d'une mission commando de la CIA en territoire irakien pour vérifier les allégations du savant Ihsan Adnan-Ismaïl Saeed al-Haideri Hossein Uday.
Aucune
Risque de capture du commando : 1/6 (soit 16,6%) En ce cas, -10PP

Risque de retour sans résultat : 4/6 (soit 66,6%) En ce cas, 0 PP.

Chance de revenir avec un démenti formel ou une confirmation formelle : 1/6 (soit 16,6%) Dans ce dernier cas, pas de gains en PP mais les chances d'obtenir une résolution 1, 2, 3 ou 4 aux Nations unies passent au minimum à 4/6 (66,6%).

3. Fabrication de fausses preuves liant Saddam Hussein aux attentats à l'anthrax d'octobre 2001
Aucune (les fausses preuves sont fuitées à la presse dès le tour suivant, elles sont donc connues de tous après le tour suivant)
Risque de fuite à la presse par SIMCON : 1/6 sur deux tours (soit 16,6% à ce tour et encore 16,6% au tour suivant) En ce cas, -20 PP

Dans le cas contraire, pas de gains en PP mais les chances d'obtenir une résolution 1, 2, 3 ou 4 aux Nations unies passent au minimum à 5/6 (83,3%).

 

b) Aux Nations unies

 

4. Convocation d'une réunion du Conseil de Sécurité des Nations unies 
Aucune

0 PP

NB : une seule demande au Conseil de Sécurité par tour. 

En cas de convocation sans demande au tour suivant, -4PP.

5. Demande de résolution 1 au Conseil de Sécurité des Nations unies pour un retour des inspecteurs en Irak avec accès à tous les sites, assorti d'un ultimatum en cas de refus.
Réunion du Conseil de Sécurité

NB : la réponse de Saddam Hussein à l'ultimatum intervient avant le tour suivant.

Chances d'obtention : 3/6 (soit 50%).

En cas d'obtention : + 10 PP

En cas d'échec : - 10 PP

6. Demande de résolution 2 au Conseil de Sécurité des Nations unies sur une mise en garde sérieuse à Saddam Hussein
Réunion du Conseil de Sécurité
Chances d'obtention : 6/6 (soit 100%), gain 5PP.
7. Demande de résolution 3 au Conseil de Sécurité des Nations unies sur une opération d'endiguement renforcé de l'Irak et de durcissement de l'embargo tant que les inspecteurs ne reviennent pas.
Réunion du Conseil de Sécurité
Chances d'obtention : 3/6 (soit 50%).

En cas d'obtention : + 10 PP

En cas d'échec : - 10 PP

8. Demande de résolution 4 au Conseil de Sécurité des Nations unies autorisant le recours à la force contre Saddam Hussein.
Réunion du Conseil de Sécurité 
Chances d'obtention : 1/6 (soit 16,6%).

En cas d'obtention : + 15 PP

En cas d'échec : - 15 PP

NB : certaines évolutions du contexte politique international peuvent modifier les chances d'obtenir cette résolution.

9. Envoi des inspecteurs de l'ONU en Irak
- Résolution du Conseil de Sécurité des Nations unies dans ce sens

- Acceptation par Saddam Hussein

+ 5 PP

10. Retrait des inspecteurs de l'ONU d'Irak
Présence des inspecteurs de l'ONU en Irak 

0 PP

- En cas d'oubli de retrait avant le déclenchement d'un déploiement de forces, -15PP
c) Emploi de la force militaire
11. Pré-déploiement secret de forces américaines au Moyen Orient
Accord de l'Arabie saoudite ou de la Turquie ou des deux.

NB : ce déploiement permet de rendre effectifs les déploiements 2 et 3 un tour seulement après la décision.

Risque de découverte 1/6 (soit 16,6%) à chaque tour avant le déploiement officiel. 

En ce cas, -10PP.

12. Déploiement de forces 1

Envoi secret de forces spéciales pour assassiner Saddam Hussein

Les moyens sont déployés dès letour suivant
Risque de découverte 2/6 (soit 33,3%) pendant trois tours

En ce cas, -12PP.

13. Déploiement de forces 2 : Envoi de moyens aériens supplémentaires dans la région et de forces spéciales ; établissement de contacts avec les oppositions kurde et shiite.
Accord de l'Arabie saoudite et de la Turquie.

Les forces sont déployées et les contacts avec les oppositions sont pris deux tours après celui-ci 

+ 3 PP

14. Déploiement de forces 3 : envoi de 250 000 soldats américainset leurs armements dans la zone (80 000 en Turquie, 170 000 en Arabie saoudite)
Accord de l'Arabie saoudite et de la Turquie. 

Les troupes sont déployées trois tours après celui-ci

+ 4 PP
15. Intervention militaire 1 : Opération "Brutus", tentative d'assassinat de Saddam Hussein par des forces spéciales
Déploiement de forces 1
Deux tours après, chances d'assassinat de Saddam : 2/6 (soit 33,3%).

En ce cas, fin de la simulation et gain de 40PP.

16. Intervention militaire 2 : Opération "Bouclier du Désert 2", endiguement renforcé de l'Irak (no-fly zones sur tout le territoire et positionnement de troupes protégées NBC aux frontières) + durcissement de l'embargo
Aucune. 

NB : cette intervention entraîne un déploiement de forces américaines ; elle ne peut reposer sur les résolutions de l'ONU du passé.

Coût de -5PP par tour pendant les trois tours de l'opération.

Trois tours après, chances que Saddam Hussein accepte un retour des inspecteurs : 2/6 (soit 33,3%).

En ce cas, gain de 25PP.

17. Intervention militaire 3 : Opération "Renard du Désert 2", frappes aériennes simples.
Accord de l'Arabie saoudite ou de la Turquie
Coût de -5PP par tour pendant les deux tours de l'opération.

Deux tours après, chances que Saddam accepte un retour des inspecteurs : 2/6 (soit 33,3%)

En ce cas, gain de 25PP.

Si la Turquie et l'Arabie saoudite sont d'accord, les chances montent à 3/6 (soit 50%)

18. Intervention militaire 4 : Opération "Liberté immuable 2", frappes aériennes avec des moyens aéroterrestres (appui sur les Kurdes et sur les Chiites).
Déploiement de forces 2
Coût de -5PP par tour pendant les tours de l'opération.

Un tour après, chances que Saddam soit renversé : 2/6 (soit 33,3%)

Deux tours après, chances que Saddam soit renversé : 3/6 (soit 50%).

Trois tours après, 

chances que Saddam soit renversé : 5/6 (soit 83,3%).

En ce cas, fin de la simulation.

19. Intervention militaire 5 : Opération "Tempête du Désert 2", frappes aériennes et incursions profondes en Irak pour faire chuter le régime de Saddam.
Déploiement de forces 3
Coût de -5PP par tour pendant les tours de l'opération.

Un tour après, chances que Saddam soit renversé : 3/6 (soit 50%)

Deux tours après, chances que Saddam soit renversé : 4/6 (soit 66,6%).

Trois tours après, 

chances que Saddam soit renversé : 6/6 (soit 100%).

En ce cas, fin de la simulation et gain de 40PP.

20. Intervention militaire 6 : Opération "Vent de sable", invasion de l'Irak par l'armée américaine avec menace d'emploi des armes nucléaires.
Déploiement de forces 3
Coût de -15PP par tour pendant les tours de l'opération.

Un tour après, chances que Saddam soit renversé : 4/6 (soit 66,6%)

Deux tours après, chances que Saddam soit renversé : 6/6 (soit 100%).

En ce cas, fin de la simulation et gain de 40PP.

21. Intervention militaire sans mandat adéquat des Nations unies et sans soutien de l'Europe
Aucune
Sans mandat adéquat des Nations unies : pénalité de –15PP

Sans soutien de l'Europe : pénalité de –20PP

(pénalités non cumulables – seule la plus forte s'applique)

d) Négociations avec les alliés
Rappel : 1. message diplomatique adressé aux alliés – contenu libre

(permet de négocier)

Aucune
+2 PP

Au tour suivant, en cas de réponse positive à la déclaration ou à la demande contenues dans le message, on rajoute +4PP

Réponse négative : -4PP.

Neutre : 0PP.

22. Décision d'impliquer l'OTAN dans les opérations
Consultation obligatoire de la Turquie et de l'Europe
-4PP
23. Octroi d'un prêt du FMI à la Turquie
Aucune
-3PP
24.Octroi par les Etats-Unis de batteries TMD pour protéger les zones frontalières de Turquie ou d'Arabie saoudite (deux actions distinctes)
Aucune
-2PP pour chaque pays protégé
25. Octroi par les Etats-Unis de matériel de protection NBC pour les zones frontalières de Turquie ou d'Arabie saoudite (deux actions distinctes)
Aucune
-2PP pour chaque pays protégé
26. Action de l'Arabie saoudite à l'OPEP pour faire baisser les prix du pétrole
Offre de l'Arabie saoudite en ce sens
+8PP
27. Co-financement par l'Arabie saoudite ou l'Europe des opérations miltaires
Offre de l'Arabie saoudite ou de l'Europe en ce sens
+8PP pour chaque pays qui contribue
28. Déclaration de solidarité totale de l'Europe avec les Etats-Unis
Offre de l'Europe en ce sens
+8PP
29. Remplacement complet par l'Europedes troupes américaines en Bosnie et au Kosovo pour les libérer
Offre de l'Europe en ce sens
+8PP
30. Acceptation de participation européenne aux opérations militaires à 15% et à la co-décision politique à 15%
Offre de l'Europe en ce sens
+6PP
31. Acceptation de participation européenne aux opérations militaires à 15% et à la co-décision politique à 25%
Offre de l'Europe en ce sens
+4PP
32. Critique des opérations militaires par l'opinion publique européenne 
Aucune
-8PP

 

2- ACTIONS DU PRESIDENT VIS-A-VIS-A-VIS DU CONGRES  ET DE L'OPINION

33. Appel solennel patriotique au peuple américain 
Possible seulement en cas de difficulté (baisse du capital politique au-dessous d'un capital de 20PP) et une fois tous les trois tours
+20 PP
34. Message au Congrès - contenu libre (permet de négocier, de convaincre)
Aucune
+3 PP
35. Action conforme / contraire à l'opinion exprimée par une résolution simple d'une des deux chambres
Adoption par une chambre d'une telle résolution
pénalités de –5 PP pendant deux tours pour le président s'il contrevient à l'opinion exprimée dans la résolution simple.

Gain de +5 PP dans le cas inverse.

36. Action conforme / contraire à l'opinion exprimée par une résolution concomitante du Congrès 
Adoption par le Congrès d'une telle résolution concomitante
pénalités de –10 PP pendant deux tours pour le président s'il contrevient à l'opinion exprimée dans la résolution concomitante. Gain de +10 PP pendant deux tours dans le cas inverse.
37. Création d'une commission d'enquête par la Chambre ou le Sénat ou les deux simultanément sur les actions de l'Exécutif
Doit reposer sur des faits pouvant présenter un caractère illégal
Une chambre : pénalité de –10PP pendant deux tours

Les deux : pénalité de -20PP pendant deux tours

38. Demande de consultations avec le Congrès préalables à l'engagement d'hostilités d'après la WPR.
Indiquer dans le message les intentions militaires précises du président au Congrès.
+ 10 PP

Tour suivant : les chambres votent approbation, désapprobation ou neutre par rapport à ce message.

Une approbation = +8

Une désapprobation = – 4

Vote Neutre = +2

39. Engagement de la force militaire sans notification a posteriori au Congrès 
Avoir entamé un déploiement de forces
-15 PP par tour à partir du tour qui suit l'engagement de troupes si une notification n'est pas faite à ce moment
40. Notification au Congrès de l'engagement de la force militaire conformément à l'article 4(a)1 de la WPR
Avoir entamé un déploiement de forces
+ 10 PP
41. Notification au Congrès de l'engagement de la force militaire conformément à l'esprit de la WPR.
Avoir entamé un déploiement de forces
+ 6PP
42. Notification au Congrès de l'engagement de la force militaire conformément à l'esprit de la WPR et demande de soutien.
Avoir entamé un déploiement de forces. La demande de soutien est suivie d'un vote par les deux assemblées.